Evolution n° 3 : favoriser les enquêtes.

L'affaire Armstrong l'a largement prouvé, une enquête bien menée peut être bien plus efficace que des centaines de contrôles antidopage. Le rôle des enquêtes dans la lutte contre le dopage est donc mis en lumière dans le Code Mondial Antidopage 2015.  De plus, la coopération des gouvernements et de tous les partenaires est considérée comme essentielle dans les enquêtes pour violation des règles antidopage.

Voici quelques exemples du rôle accru dévolu aux enquêtes dans les modifications apportées au Code :

- L'article 5 s'intitule désormais "Contrôles et enquêtes."

- L’article 5.8 décrit les responsabilités de chaque Organisation antidopage en matière d’enquêtes et de collecte de renseignements.

- Les articles 20.3.6, 20.4.4, 21.2.6 et 21.2.5 étendent les rôles et responsabilités des Fédérations internationales, des Comités nationaux olympiques, des sportifs et du personnel d’encadrement des sportifs pour exiger leur coopération avec les Organisations antidopage qui enquêtent sur des violations des règles antidopage.

- L'article 22.2 demande aux gouvernements d'adopter des lois, règlements, politiques ou pratiques administratives prévoyant la coopération dans l’échange d’informations avec les Organisations antidopage.

- Les articles 10.6.1.2 et 10.6.1.3 favorise la réduction des suspensions en cas d'aide substantielle apportée par un sportif  dans le cadre d'une enquête.

- L'article 17 porte le délais de prescription à dix ans contre huit dans le Code précédent. Certains événements récents ont montré que parfois, il faut beaucoup de temps avant de découvrir certains programmes de dopage sophistiqués.