Evolution n°5 : favoriser une organisation intelligente des contrôles.

Aujourd’hui, toutes les Organisations antidopage ne collectent pas à la fois des échantillons de sang et d’urine et ne demandent pas aux laboratoires d’analyser tous les échantillons recueillis. En fait, certaines Organisations antidopage effectuent des contrôles minimes, voire n’effectuent aucun contrôle pour les substances interdites qui sont parmi les plus efficaces dans certains sports.

Les modifications du Code Mondial Antidopage 2015 abordent ce problème et proposent un Document technique identifiant les substances interdites les plus fréquemment utilisées dans certains sports. Ce document sera utilisé par les Organisations antidopage pour le plan de répartition des contrôles et par les laboratoires pour l’analyse des échantillons.

- Les articles 5.4.1 et 5.4.2 précisent que les Organisations antidopage doivent utiliser le Document technique relatif à l’évaluation des risques comme base pour développer leur plan de répartition des contrôles. L’Agence Mondiale Antidopage peut exiger une copie de ce plan de répartition des contrôles dans le cadre de son activité de surveillance du respect du Code.

- L’article 6.4 précise qu’une Organisation antidopage peut toujours enjoindre à un laboratoire d’analyser un échantillon pour une gamme plus large de substances. Toutefois, l’analyse d’une gamme plus étroite de substances n’est autorisée que si l’Organisation antidopage a convaincu l’Agence Mondiale Antidopage qu’en raison des circonstances particulières de son pays ou de son sport, une analyse moins poussée est appropriée.