Evolution n° 8 : le cas spécifique du cannabis.

L'article 4.3 du Code stipule qu’une substance ou méthode peut être ajoutée à la liste des interdictions si elle remplit deux des trois critères égaux suivants :

1) présente le potentiel d’amélioration de la performance,

2) est susceptible de porter préjudice à la santé,

3) viole l’esprit du sport.

Les experts qui élaborent le code ont longtemps pensé que le potentiel d’amélioration de la performance devait être un critère obligatoire. Ce débat s’est poursuivi durant le processus de révision du Code. Au final, le Comité exécutif de l’Agence Mondiale Antidopage a décidé de laisser l’article 4.3 inchangé. Dans le même temps, le Comité exécutif a modifié la limite de décision accordée aux laboratoires pour signaler un résultat d’analyse anormal pour le cannabis. Il s'agit pour l’Agence Mondiale Antidopage de tenir compte des préoccupations exprimées par de nombreuses Organisations antidopage selon lesquelles une part disproportionnée de leurs ressources était utilisée pour la gestion de cas mineurs de cannabis, qui ne correspondent pas à un usage en compétition. En effet, dès le début du Code, le cannabis a été interdit en compétition – il n’a jamais été interdit hors compétition.