L’Ultimate Fighting Championship se met à la lutte antidopage.

À compter du 1er juillet prochain, les 585 combattants actifs de l’Ultimate Fighting Championship seront soumis à des contrôles antidopage inopinés inspirés par l’Agence mondiale antidopage (WADA) : les combattants seront «testés avant, pendant et après les compétitions», a déclaré Lorenzo Fertitta, chef de la direction de l’UFC, accompagné du président Dana White.

Des supensions de 1 à 4 ans

L’annonce survient au cœur des scandales de dopage impliquant des combattants de l’UFC, dont la super-vedette Anderson Silva. Le Brésilien, longtemps considéré comme le meilleur combattant de la planète, a été testé positif aux stéroïdes avant et après sa victoire sur décision unanime contre l’Américain Nick Diaz à l’UFC 183, en janvier dernier.

Des suspensions de une à quatre années sont envisagées pour une première infraction au code antidopage, mais Fertitta espère que cette sanction sera fixée à deux ans.

«Un combattant y pensera par deux fois. S’il espère faire quelques millions de dollars, une suspension de deux à quatre ans pourrait non seulement le priver de cette cagnotte, elle pourrait aussi mettre fin à sa carrière», a constaté Fertitta.

Encore des doutes

Pour Christiane Ayotte, directrice du laboratoire de contrôle du dopage sportif à l'INRS-Santé à Montréal, «il y a certainement des progrès qui sont faits, mais ces contrôles sont loin d'être équivalents à ceux des sports olympiques».

Pour Mme Ayotte, l’annonce d’aujourd’hui représente sans conteste un progrès qu’on ne peut qu’applaudir, mais des doutes subsistent.