Localisation, no show... explication de texte.

Chaque année, l'AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage), définit un groupe "cible" comprenant les sportifs de haut niveau soumis aux obligations de localisation. L'obligation de localisation est une contrainte imposée aux sportifs de haut-niveau désignés par l'AFLD, elle consiste à signaler pour chaque jour du trimestre à venir, l'endroit où l'on se trouvera afin de permettre un contrôle antidopage inopiné.
Cette obligation de localisation est nécessaire pour permettre les contrôles inopinés. En effet, sans cette obligation, les sportifs qui souhaitaient se doper pouvaient tout simplement partir en stage pendant les périodes de préparation afin d'éviter les contrôles. De cette manière, certains sportifs n'étaient jamais contrôlés pendant les périodes pré-compétitives, pourtant cruciales pour la préparation physique.

L'actualité récente a mis en avant plusieurs sportifs en difficultés avec ce système de localisation. Dans ce domaine, il existe en fait deux infractions distinctes :

- certains sportifs ne se trouvent pas à l'endroit où ils devraient être selon leur agenda, il s'agit alors d'un "no show". Cela peut arriver en cas de changement de planning. Dans ce cas, le sportif devrait mettre à jour son agenda mais s'il n'y pense pas et qu'un contrôle inopiné est déclenché : les médecins préleveurs sont obligés de déclarer une infraction. Au bout de trois infractions, l'athlète doit être sanctionné mais les sanctions possibles ne sont pas clairement définies. L'athlète Teddy Tamgho a par exemple été suspendu un an alors que à la footballeuse Laure Boulleau n'a subit aucune suspension.

- certains sportifs n'ont pas rempli leur agenda dans les délais impartis sur le logiciel Adams prévu à cet effet, il s'agit alors d'un défaut de localisation. C'est ce qui est arrivé, entre autre, au lutteur Steeve Guénot. Ce défaut de localisation s'ajoutant à deux précédents no show, il écope logiquement d'une suspension.

Ces infractions sont encore différentes d'un autre cas de figure : ne pas se rendre à un contrôle après avoir reçu une convocation. Dans cette situation, les sanctions sont beaucoup plus strictes, refuser un contrôle équivaut à un contrôle positif et expose le sportif à une suspension de deux ans.