Mise en place du module stéroïdien du passeport biologique.

Un module supplémentaire du passeport biologique de l'athlète est officiellement opérationel en France (Décret n° 2015-645 du 9 juin 2015 relatif à l'établissement du module stéroïdien du profil biologique des sportifs mentionnés à l'article L. 232-15 du code du sport).

Le module stéroïdien du profil biologique s'ajoute au module sanguin.

Pour l'établissement du module stéroïdien du profil biologique, la présence dans les urines des substances suivantes est évaluée : 

a) Testostérone ;
b) Epitestostérone ;
c) Androstérone ;
d) Etiocholanolone ;
e) 5β-androstanediol ;
f)  5α-androstanediol ;
g) L'indice faisant apparaître la concentration de testostérone par rapport à celle d'épitestostérone, dénommé rapport T/E ;
h) L'indice faisant apparaître la concentration d'androstérone par rapport à celle de testostérone ;
i)  L'indice faisant apparaître la concentration d'androstérone par rapport à celle d'étiocholanolone ;
j)  L'indice faisant apparaître la concentration de 5α-androstanediol par rapport à celle de 5β-androstanediol ;
k) L'indice faisant apparaître la concentration de 5α-androstanediol par rapport à celle d'épitestostérone."

Grace aux marqueurs biologiques, ce n’est pas la substance interdite en soi qui est détectée, mais plutôt ses effets. Les effets d’un médicament étant présents plus longtemps dans l’organisme que la substance elle-même, celle-ci peut disparaître rapidement de l'organisme sans être détectée, à moins d’effectuer des contrôles à des moments très précis. 

Ces données permettent par exemple, de mettre en évidence la consommation de substances produites naturellement dans le corps et faisant parties de la classe des agents anabolisants (S1).

(Décret n° 2015-645 du 9 juin 2015 relatif à l'établissement du module stéroïdien du profil biologique des sportifs mentionnés à l'article L. 232-15 du code du sport).