S4. Modulateurs hormonaux et métaboliques

La classe des modulateurs hormonaux et métaboliques regroupe différentes hormones dont les effets et les risques sont variés.

Selon le code mondial antidopage, les substances suivantes sont interdites:

1. Inhibiteurs d'aromatase :

Les inhibiteurs de l’aromatase inhibent la transformation de la testostérone (hormone sexuelle mâle) en œstrogène (hormone sexuelle féminine). Les inhibiteurs de l’aromatase entrainent entre autre : des douleurs articulaires, une fatigue, la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins (rarement), une diminution de la densité minérale osseuse.

Les inhibiteurs d'aromatase incluent sans s'y limiter :

aminoglutéthimide,

anastrozole,

androsta-1,4,6-triène-3,17-dione (androstatriènedione),

4-androstène-3,6,17 trione (6-oxo),

exémestane,

formestane,

létrozole,

testolactone.

2. Modulateurs sélectifs des récepteurs aux oestrogènes (SERM) :

Les SERM produisent un effet œstrogène dans certains tissus et un effet anti-œstrogène dans d’autres tissus. Leurs effets secondaires comprennent entre autre des crampes et des douleurs abdominales.

Les SERM incluent sans s'y limiter :

raloxifène,

tamoxifène,

torémifène.

3. Autres substances anti-oestrogéniques, incluant sans s'y limiter :

clomifène,

cyclofénil,

fulvestrant.

4. Agents modificateurs de(s) la fonction(s) de la myostatine, incluant sans s’y limiter :

les inhibiteurs de la myostatine.

Les inhibiteurs de la myostatine bloquent l'activité de la myostatine. La myostatine est un limitateur du développement musculaire. A l'heure actuelle aucun inhibiteur de la myostatine n'a été jugé assez sûr pour être commercialisé.

En savoir plus : "Les modulateurs de l'activité de la myostatine dans le sport et leurs dangers." G. Lambert (2013).

5. Modulateurs métabolique :

5.1 Les agonistes du récepteur activé par les proliférateurs des péroxysomes δ (PPARδ), par ex. GW 1516 et les activateurs de la protéine kinase activée par l’AMP (AMPK), par ex. AICAR.

L' Aicar et le GW1516 sont des "agonistes des PPAR-Delta". Ils ont une action directe sur la transcription d'une cinquantaine de gènes, notamment les gènes qui gouvernent la gestion énergétiques (mitochondries, combustion lipidiques...). L'Aicar par exemple est un activateur de l’AMPKinase, ce qui lui permet d’optimiser l’utilisation des ressources en glucose et en lipides du corps, et donc d'améliorer la capacité d’endurance. Les laboratoires qui s'intéressent à l'AICAR comme au GW 1516 n'ont pas dépassé le stade des essais cliniques en raison de la toxicité élevée de ces produits. L'AICAR entraîne des fièvres, des troubles de l'activité motrice et une baisse de l'immunité qui favorise les infections virales et bactériennes. De plus, l’accumulation de l’AICAR et de son précurseur le SAICAR dans l'organisme est associée à des maladies génétiques rares conduisant à des retards mentaux, des cas d’épilepsie et des comportements autistiques. En ce qui concerne le GW 1516, ce produit, quelle que soit la dose, entraîne à court terme différentes tumeurs cancéreuses (foie, thyroïde, estomac,...) et parfois le décès des souries traitées.

Pour en savoir plus :

- un reportage de Stade 2 (2014),

- un dossier sur le dopage génétique de l'AMPD Languedoc Roussillon,

un document de l'Agence Mondiale Antidopage.

5.2 Insuline.

5.3 Meldonium

5.4 Trimétazidine.

 

Par ailleurs, le Telmisartan est inclus dans le programme de surveillance 2015.

Les substances sous surveillances ne sont pas considérées comme des substances interdites.

Le Code mondial antidopage (article 4.5) stipule que : «L’AMA, en consultation avec les signataires et les gouvernements, établira un programme de surveillance portant sur des substances ne figurant pas dans la Liste des interdictions, mais qu’elle souhaite néanmoins suivre pour pouvoir en déterminer la prévalence d’usage dans le sport.»