S6. Stimulants

La classe des stimulants regroupe des substances qui augmentent l'activité du système nerveux facilitant ou améliorant certaines fonctions de l'organisme. Les stimulants sont utilisés à but thérapeutique pour augmenter la vigilance.

Les effets secondaires des stimulants sont variables et comprennent notamment : l'hyperthermie (couplée à l'exercice physique et à la chaleur, l'hyperthermie peut être mortelle) ; les tremblements et les pertes de coordination ; les troubles anxieux ; l'insensibilité à la fatigue et les insomnies qui peuvent entrainer un épuisement, des accidents et des blessures ; les troubles du rythme cardiaque ; le dépendance et l'accoutumance.

Tous les stimulants, y compris tous leurs isomères optiques (par ex. d- et l) s’il y a lieu, sont interdits, à l’exception des dérivés de l’imidazole en application topique et des stimulants figurant dans le Programme de surveillance 2015*.

Il existe deux catégories de stimulants :

- Les stimulants spécifiés sont des substances qui sont très répandues dans des médicaments ou d'autres produits d'usage courant (médicaments en vente libre contre le rhume par exemple). Les athlètes testés positifs à ces substances ont la possibilité de prouver que leur utilisation n'a pas servi à l'amélioration de leurs performances et ainsi réduire les sanctions liés à un contrôle antidopage positif.
- Les stimulants non spécifiées sont des substances dont on considère qu'elles ne peuvent pas donner lieu à un dopage involontaire.

Les stimulants incluent selon le code mondial antidopage :

a : Stimulants non spécifiés :

Adrafinil,

amfépramone,

amfétamine,

amfétaminil,

amiphénazol,

benfluorex,

benzylpipérazine,

bromantan,

clobenzorex,

cocaïne,

cropropamide,

crotétamide,

fencamine,

fénétylline,

fenfluramine,

fenproporex,

fonturacétam [4-phenylpiracétam (carphédon)],

furfénorex,

méfénorex,

méphentermine,

mésocarb,

métamfétamine (d-),

p-méthylamphétamine,

modafinil,

norfenfluramine,

phendimétrazine,

phentermine,

prénylamine,

prolintane.

Un stimulant qui n’est pas expressément nommé dans cette section est une substance spécifiée.

b : Stimulants spécifiés (exemples) :

Benzfétamine,

cathine (interdite quand sa concentration dans l’urine dépasse 5 microgrammes par millilitre),

cathinone et ses analogues (par ex. méphédrone, méthédrone, α- pyrrolidinovalerophénone),

diméthylamphétamine,

éphédrine (interdite quand sa concentration dans l’urine dépassent 10 microgrammes par millilitre),

epinéphrine (son usage local par ex. par voie nasale ou ophtalmologique ou sa co-administration avec les anesthésiques locaux ne sont pas interdits - adrénaline),

étamivan,

étilamfétamine,

étiléfrine,

famprofazone,

fenbutrazate,

fencamfamine,

heptaminol,

hydroxyamphétamine (parahydroxyamphétamine),

isométheptène,

levmétamfétamine,

méclofénoxate,

méthylènedioxyméthamphétamine,

méthyléphedrine (interdite quand sa concentration dans l’urine dépassent 10 microgrammes par millilitre),

méthylhéxaneamine (diméthylpentylamine),

méthylphénidate,

nicéthamide,

norfénefrine,

octopamine,

oxilofrine (méthylsynéphrine),

pémoline,

pentétrazol,

phénéthylamine et ses dérivés,

phenmétrazine,

phenprométhamine,

propylhexédrine,

pseudoéphédrine (interdite quand sa concentration dans l’urine dépasse 150 microgrammes par millilitre),

sélégiline,

sibutramine,

strychnine,

tenamfétamine (méthylènedioxyamphétamine),

tuaminoheptane;

et autres substances possédant une structure chimique similaire ou un (des) effet(s) biologique(s) similaire(s) sauf l’imidazole en application topique/ophtalmique.

Les substances ci-dessous sont incluses dans le programme de surveillance 2015 en compétition seulement :

Bupropion,

caféine,

nicotine,

phényléphrine,

phénylpropanolamine,

pipradol,

synéphrine.

Ces substances ne sont pas considérées comme des substances interdites.

Le Code mondial antidopage (article 4.5) stipule que : «L’AMA, en consultation avec les signataires et les gouvernements, établira un programme de surveillance portant sur des substances ne figurant pas dans la Liste des interdictions, mais qu’elle souhaite néanmoins suivre pour pouvoir en déterminer la prévalence d’usage dans le sport.»