S9. Glucocorticoïdes

La classe des glucocorticoïdes regroupe des substances qui modifient le métabolisme glucidique et protidique. Ces substances ont un effet anti inflammatoire, antipyrétique et immunosuppresseur. Les effets secondaires de cette classe de substance sont par exemple : l'ostéoporose, l'augmentation du risque de fractures, le retard de croissance chez l'enfant et l'adolescent, le retard de cicatrisation, l'hypertension artérielle, le diabète, la fragilisation cutanée, l'ulcère gastro-duodénal, l'hémorragie digestive, la gastrite aigüe, l'entérite ou colite, la pancréatite aiguë, l'aggravation d'états infectieux et la mauvaise lutte contre les états viraux en général (herpès, hépatite, etc.).

De plus, l'usage des corticoïdes peut également entraîner une insuffisance surrénalienne dès la première administration : elle est imprévisible et indépendante de la dose administrée, cependant le risque augmente plus l’administration est prolongée, plus la dose est élevée. L’insuffisance surrénalienne aiguë peut être associée à un risque de décès en cas de stress sévère. Vous pouvez télécharger à ce sujet un document rédigé conjointement par l'AFSSAPS et l'AFLD à l'intention des professionnels de santé.

  • Nom du fichier : Mise au point sur l'utilisation des glucocorticoïdes
  • Taille : 190.83 Ko
yes /

Télécharger

Tous les glucocorticoïdes sont interdits lorsqu'ils sont administrés par voie orale, intraveineuse, intramusculaire ou rectale. En conséquence, les autres voies d'administration (pommades, sprays...) sont autorisées à condition de respecter les doses prescrites.

La classe des glucocorticoïdes comprend sans s’y limiter :

bétaméthasone,

prednisolone,

hydrocortisone,

triamcinolone…

Par ailleurs, les glucocorticoïdes sont intégrés dans le programme de surveillance 2015 concernant les contrôles Hors compétition et En compétition pour les voies d'administration autres que orale, intraveineuse, intramusculaire ou rectale.

* Le Code mondial antidopage (article 4.5) stipule que : « L’AMA, en consultation avec les signataires et les gouvernements, établira un programme de surveillance portant sur des substances ne figurant pas dans la Liste des interdictions, mais qu’elle souhaite néanmoins suivre pour pouvoir en déterminer la prévalence d’usage dans le sport. »